vendredi 2 janvier 2015

Libreville



Une image qui à mon sens traduit assez ce que je vis, et vois, le plus subjectivement possible, de mon arrivée ici.

Le quotidien est dur, pour bon nombre de personnes. Et même pour celles qui sont actives et mangent à leur faim, la morosité semble avoir pris beaucoup de place, la colère aussi face à tous les déséquilibres. Lorsqu'on regarde un cliché "avant" - "après" du quotidien, et des acquis, le second cliché n'est souvent pas le plus flatteur.

Pourtant, "elle" regarde, calmement, la lumière qui pointe à l'horizon. Le cycliste quant à lui, est debout à côté de son vélo, mais se remettra certainement à pédaler, dans le sable (trop facile sinon!) et à avancer. Bientôt...



vendredi 29 juin 2007

Transit (s) sur les plages de Dakar en mai: Yoff...

pas mal le décor pour le footing...



























on a pris le thé la veille au soir ici avec mohamed, et son pote mohamed... et deux autres potes qui portaient un même prénom aussi :), bref petite rencontre imprévue avec une équipe de joyeux lurons bien sympathiques, un chanteur, un lutteur contratrié, j'ai eu droit à des cours accélérés de woloff : nangadef, manguifi, etc...
ça s'est éternisé jusqu'à la nuit (noire) tombée, où tout le monde est resté courtois et bien intentionné.









si vous cherchez coca vous le trouverez toujours... c'est un peu comme les vieux fûts de pétrole, y en a partout même dans les coins les plus reculés, "ça c'est la magie du blanc" ;-)

...et Ngor





mercredi 27 juin 2007

Passage éclair à Bissau du 14 au 18 mai

Voilà donc la Guinée Bissau (prononcer bissao en accentuant le a), un petit pays lusophone, où on utilise le franc CFA depuis 1998 et où il y a beaucoup d'eau...salée...et dont la superficie varie donc avec les marées.

En fait, les bissau-guinéens parlent créole, un créole basé sur le portugais, et on a rencontré pas mal de gens qui parlaient donc: créole, portugais, français (les pays frontaliers, Sénégal et Guinée, sont francophones), parfois anglais, et ils m'ont dit aussi avoir leur langue maternelle africaine, mais je n'ai pas pu les entendre la parler...

Cela fait pas mal de personnes au minimum bilingues sur ce continent...

et donc voilà le drapeau
2 bandes horizontales jaune (soleil) et verte (espoir) et 1 bande verticale rouge (sang versé pour l'indépendance) avec 1 étoile noire (unité de l'Afrique) à gauche (1973)

Extrait

Les impacts de balles restent encore visibles sur la facade du palais présidentiel, à Bissau, capitale de la Guinée Bissau, alors que cela fait bientôt dix ans que la guerre civile qui déchirait le pays a pris fin. En 1998, les combats avaient fait rage pendant onze mois, provoquant la destruction de la capitale, qui ne s'est pas encore remise de ce cauchemar. L'économie dévastée, la corruption et l'instabilité persistante continuent de miner le centre de la ville.
Bissau était autrefois considérée comme l'une des capitales les plus pittoresques de la côte ouest-africaine et vous pouvez encore y admirer les vestiges de ce qui fit sa splendeur, avec ses facades délabrées et couvertes de bougainvillées poussant de manière anarchique et les palmiers qui se balancent au gré du vent. Pendant la saison froide, une légère brise distille les effluves des frangipaniers en fleurs dans les rues d'une ville aujourd'hui en plaine déconfiture.
Plus de deux décennies d'instabilité et de mauvaise gestion ont ruiné l'économie, essentiellement basée sur les exportations de noix de cajou. Les services et infrastructures détruits par des années de guerre, contribuent aux mauvaises conditions sociales.
Le gouvernement est réaliste et affirme ne pas pouvoir se développer en situation de conflit, et il doit aujourd'hui convaincre le partenaires d'investir à nouveau dans le pays. Les populations sont fatiguées de la guerre et elles veulent la paix. "[...]L'instabilité génère toujours la pauvreté" affirme [le] ministre de la jeunesse.
La Guinée à l'instar de nombreux autres pays de l'Afrique de l'Ouest, a une population surtout composée de jeunes. Elle est d'aileurs touchée par 3 problèmes majeurs: les soins de santé, l'insuffisance des services de formation et d'enseignement et le chômage. [...]
Une jeunesse oubliée qui lutte pour sa survie, Vincent Pelletier, dans Afrique Agriculture, mars-avril 2007
petite précision, la photo est celle d'un "palais", mais pas celle du palais en question dans l'article

Et aussi

C'est vrai que l'architecture est sympa à Bissau, y a pas que des ruines évidemment...
(photos prises vite fait en voiture!)


Un coucou éclair en attendant les histoires d'aéroport...

Salut chers amis et merci de vos commentaires et de vos mails...  Juste le temps de dire que je suis rentrée sur Ouaga, après trois sema...