mercredi 27 juin 2007

Extrait

Les impacts de balles restent encore visibles sur la facade du palais présidentiel, à Bissau, capitale de la Guinée Bissau, alors que cela fait bientôt dix ans que la guerre civile qui déchirait le pays a pris fin. En 1998, les combats avaient fait rage pendant onze mois, provoquant la destruction de la capitale, qui ne s'est pas encore remise de ce cauchemar. L'économie dévastée, la corruption et l'instabilité persistante continuent de miner le centre de la ville.
Bissau était autrefois considérée comme l'une des capitales les plus pittoresques de la côte ouest-africaine et vous pouvez encore y admirer les vestiges de ce qui fit sa splendeur, avec ses facades délabrées et couvertes de bougainvillées poussant de manière anarchique et les palmiers qui se balancent au gré du vent. Pendant la saison froide, une légère brise distille les effluves des frangipaniers en fleurs dans les rues d'une ville aujourd'hui en plaine déconfiture.
Plus de deux décennies d'instabilité et de mauvaise gestion ont ruiné l'économie, essentiellement basée sur les exportations de noix de cajou. Les services et infrastructures détruits par des années de guerre, contribuent aux mauvaises conditions sociales.
Le gouvernement est réaliste et affirme ne pas pouvoir se développer en situation de conflit, et il doit aujourd'hui convaincre le partenaires d'investir à nouveau dans le pays. Les populations sont fatiguées de la guerre et elles veulent la paix. "[...]L'instabilité génère toujours la pauvreté" affirme [le] ministre de la jeunesse.
La Guinée à l'instar de nombreux autres pays de l'Afrique de l'Ouest, a une population surtout composée de jeunes. Elle est d'aileurs touchée par 3 problèmes majeurs: les soins de santé, l'insuffisance des services de formation et d'enseignement et le chômage. [...]
Une jeunesse oubliée qui lutte pour sa survie, Vincent Pelletier, dans Afrique Agriculture, mars-avril 2007
petite précision, la photo est celle d'un "palais", mais pas celle du palais en question dans l'article

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